Archives mensuelles : juin 2017

Poèmes

Les poèmes de Mahine se sont envolés et ont échappé à La Fabrique, nous avons pu les rattraper. Qu’ils se promènent maintenant sur la « toile »…

Souvenirs

Te souviens-tu de cet été, les pieds dans la rivière,

nous traquions les écrevisses comme si cela avait été des pépites d’or.

Et nous rentrions le soir, la fierté sur les épaules et les captures dans des seaux.

Te souviens-tu de cet été, les mains terreuses et les shorts tâchés, nous construisions des cabanes. Une cabane de noisetier, de branches et de fougères,

mais surtout de cœurs candides, puérils et innocents.

Te souviens-tu de cet été , le sommeil dans la tente,

l’orage a déchiré le ciel au-dessus de nos rêves et planches sur la tête,

nous avons couru trouver refuge.

Te souviens-tu de cet été où nos âmes enfantines

vagabondaient sur les forêts et les collines de la Rongère.

Mahine Cadet

Cette année

Cette année,

l’hiver et ses neiges monotones se sont éloignés

pour entendre le rire du printemps,

et voir fleurir les prairies de ton visage.

Mais quand l’été est arrivé,

le soleil de ta joie a éclaté

et a séché la pluie de tes larmes

qui ont coulé sur des espoirs égarés.

L’odeur de l’automne est tombée

où se lève la brume de tes rancunes

qui se dissipe en nuage de culpabilité.

Mais le vent des paroles consolatrices

aura toujours révélé sa présence

et a emporté les feuilles de ta tristesse.

Et l’hiver, c’est celui-là,

celui que je passe avec toi.

Mahine Cadet

Un pays trépassant, dépourvu de réflexion intelligente

Une jeunesse inculte qui fait choir la société dans l’ignorance

Un pays trépassant, des rues inertes où le silence est roi.

Ils ont tous déserté dans les centres commerciaux.

Ils s’y entassent comme des moutons et dépensent sans trêve.

Les autres restent chez eux, le derche posé sur le canapé,

l’esprit vide pour mieux le bourrer de conneries et de mensonges illustrés.

Juste les fantoches de l’État.

Un pays trépassant,

ces imbéciles heureux ne savent même pas parler leur langue et encore moins l’écrire.

On va carrément changer l’histoire des mots

pour leur faire croire qu’ils vont devenir plus intelligents.

Un pays trépassant ; ils ne savent que gueuler et frapper pour s’imposer,

et la répartie et les arguments viennent après.

Le charisme vient de la force et non de l’esprit.

La France meurt, et si tu veux l’en empêcher, fais éclore une nouvelle ère, une ère intellectuelle, l’ère de l’indépendance.

Mahine Cadet